INFOS PRATIQUES : NUNAVUT
-Y aller :
Seul
l'avion dessert le Nunavut. Les vols pour Iqaluit, la
capitale, sont quotidiens depuis Ottawa (durée de vol : 3
h).
Pour atteindre les communautés dispersées sur le
territoire, là encore, l'avion. Mais les vols sont moins
réguliers (ex : Clyde, 4 vols/semaine).
A noter qu'il n'y a aucune route sous ces latitudes !
First Air est la principale compagnie aérienne de la
région. Les petits aéroports n'étant pas
équipés pour les atterrissages par temps de brouillard,
certains vols intérieurs peuvent être
annulés en cas de mauvaises conditions
météorologiques.
Les prix ? Chers ! A titre d'exemple : Paris -> Ottawa ->
Iqaluit : 986 + (taxes 140 )
Paris -> Ottawa -> Iqaluit -> Clyde River : 1579 + (taxes
177 ) Prix A/R en Euro Tarifs été 2005
- Y
séjourner :
De
l'hôtel confortable (à Iqaluit)
aux abris en bois ou sous la tente en pleine nature ...
Dans les communautés isolées, possibilité de
loger chez l'habitant ou dans l'auberge du village. Exemple, celle de
Clyde River (photo) tenue par la sympathique Jane Perry :
6 chambres doubles et une vue imprenable sur la mer ... gelée
huit mois de l'année.
Mieux vaut retenir à l'avance.
Pour les activités (traîneau, pêche, trekking,
bateau l'été ...), la liste des pourvoyeurs
locaux est disponible sur le site Destination
Nunavut.
Plus simple et finalement à conseiller, passer par une
agence
spécialisée comme Grand Nord à Paris
(site GNGL)
-A voir
:
Des
paysages grandioses : montagnes, fjords,
îles, toundra, banquise ... une nature de commencement du monde
!
Des oiseaux et des animaux : ours polaires, caribous,
phoques, baleines, narvals ... sans oublier la rencontre avec les
traditions et la culture inuit.
Bien sûr, il ne s'agit pas d'une réserve et
l'observation des animaux dans leur immense milieu naturel
nécessite patience ... et chance !
Par ailleurs, les nunavois des années 2000 ne vivent plus en
nomades comme leurs ancêtres esquimaux mais ils
apprécient toujours les activités traditionnelles de
chasse et de pêche.
Le parc national de Auyuittuq ( "là où la neige
ne fond pas") dans le sud de l'île de Baffin, le
Quttinirpaaq sur l'île d'Ellesmere au
nord, le sanctuaire ornithologique de l'île de Bylot ...
Pour les amateurs d'Art Inuit, la communauté de Cape Dorset et
ses sculpteurs de renom international.
- A faire
:
- en hiver
(plutôt au printemps) : Vous ne serez pas
étonné si je vous conseille le traîneau
à chiens : le meilleur moyen de découvrir
tranquillement les paysages de banquise en compagnie d'Inuit vous
initiant à leurs traditions ancestrales, pêche au
phoque, construction d'igloo ... une immersion dans le mode de vie
esquimau.
Quant aux chiens de traîneaux, ce ne sont pas des animaux de
compagnie, attention à leurs réactions et surtout ne
pas leur proposer à manger, c'est l'affaire de leurs
maîtres inuit.
La
difficulté physique d'un raid en traîneaux ? Cela
dépend du parcours ( ... et aussi de la météo !)
; sur une banquise plane : aucune difficulté, les chiens font
facilement leur travail. Par contre, en terrain accidenté, il
faut aider les chiens en tirant ou poussant le traîneau. Mais
ce n'est pas très pénible.
Plus rapides, plus bruyants et plus "fun" pour certains, des
raids
en motoneiges sont organisés partout au Nunavut.
Quelque soit la randonnée, il faut toujours être
accompagné par des "locaux" qui connaissent le terrain ... car
l'isolement est aussi extrême dans l'Arctique canadien.
- en été : Les possibilités d'activités estivales sont très nombreuses pour les amoureux de Grand nord : du trekking au kayak, en passant par l'observation des oiseaux et animaux de la toundra arctique ... sans oublier la flore, étonnamment présente pendant le court été. Amateurs de pêche, les rivières sont riches en ombles arctiques.
- L'ours polaire
:
Le Nunavut se présente comme le pays de l'ours, mais son observation reste aléatoire ... son territoire de vie est immense et la banquise, par endroit, est difficile d'accès. Cependant, avec de la chance, il est possible de le rencontrer ; le printemps étant, paraît-il, une des meilleurs périodes pour l'observer. A cette époque de l'année, les mères ourses chassent les phoques en compagnie de leurs oursons.
Voir l'ours,
c'est un rêve pour la plupart des visiteurs ... mais pas de
trop près !
Les autorités préviennent les randonneurs en donnant
quelques conseils de précaution dans un feuillet
"La
sécurité au pays des ours polaires" .
Lors
des campements en pleine nature, il est prudent de ne pas placer de
nourriture ou de déchets alimentaires à moins de 200 m
de l'abri ou de la tente.
A savoir, les ours peuvent courir très vite (40 km/h !).
D'autre part, les accompagnateurs inuit, par précaution, sont
toujours armés.
- Se
protéger du froid :
Essentiel
pour qu'un voyage dans ces régions ne se transforme pas en
calvaire, car le refroidissement éolien peut parfois devenir
terrible.
Les spécialistes conseillent le système
des
trois couches : sous-vêtements (type capilène),
polaire (chaude et légère, donc de qualité),
parka respirante.
Les extrémités se refroidissent les plus rapidement :
sous-gants, moufles, chaussettes en bouclette, cagoule en polaire et
masque anti-froid, bonnet en polaire.
Comme chaussures : les bottes canadiennes (Sorel) ou les
étonnamment chaudes et souples Moonboot (Tecnica).
Pas de trop grosses écharpes, elles sont incompatibles avec
les cols montants des parkas.
En plus les organisateurs de raids vous fournissent une
4
ème couche "grand froid" et des surmoufles
géantes. Ainsi couvert, on est bien protégé,
même sans bouger (par - 20°) sur le traîneau ... de
toute façon, avec un tel équipement il est difficile de
se mouvoir !
La tenue traditionnelle inuit en peau de phoques est aussi
très isolante mais elle a un plus : une odeur tenace
caractéristique !
Au besoin, à utiliser en cas de refroidissement important, les
sachets auto-chauffants que l'on place dans les bottes et les
moufles.
Pour les lunettes, préférez les lunettes masque plus
pratiques que les lunettes glacier qui se couvrent de buée et
de givre.
Pour se protéger du soleil, une crème à fort
pouvoir anti -uv, à garder dans ses poches, près du
corps ... pour éviter qu'elle ne soit pâteuse ou
même gelée !
Et la toilette ? Très succincte dans les abris, bien sûr
on peut faire fondre de la neige ... mais plus simple et plus
pratique, l'utilisation des lingettes ; à condition de prendre
quelques précautions : placer les, la nuit, dans votre sac de
couchage pour ne pas avoir la mauvaise surprise de les trouver
gelées et inutilisables au réveil !
Ps : tous ces conseils s'entendent pour des températures aux
alentours de - 20° (moyenne à Baffin en avril)
- Photographier
:
Plusieurs
problèmes se posent pour la photo ou la vidéo par grand
froid. D'abord le déchargement rapide des piles et batteries, seule
solution lorsqu'on ne peut recharger régulièrement
(c'est le cas lors des raids avec nuits dans les refuges),
économiser et protéger son équipement du
froid.
Comment ? Garder les batteries de rechange près du corps, dans
les poches intérieures de ses habits et pendant les nuits,
faites comme moi, placer les dans le sac de couchage, bien au
chaud.
On peut aussi les envelopper dans des petits sacs en laine
polaire.
Autre
difficulté, la condensation due aux écarts de
températures entre l'extérieur et l'intérieur
des abris : l'humidité se dépose sur le matériel
... les objectifs s'embuent mais plus problématique, cela
peut-être fatal aux mécanismes électroniques,
prudence et encore protection !
Pour les prises de vue, vous l'imaginez, on rencontre d'autres
problèmes : ôter les moufles, sortir l'appareil, viser
... s'il y a du vent, vos yeux s'emplissent de
larmes, difficile de parfaitement cadrer dans ces
conditions ! D'autant plus que les doigts s'engourdissent rapidement
par - 20°.
- Météo :
Le Nunavut est la région la plus froide d'Amérique du Nord. L'hiver, les températures peuvent varier de -50° à -20° et en été, elles oscillent entre -10° et 25°, selon les régions. En avril, les températures moyennes varient autour de -20° avec souvent un beau soleil (voir page Climat).
Température en
ce moment à Clyde River
Le décalage horaire est de 6 heures avec la France : lorsqu'il est 12 h sur la Terre de Baffin, il est 18 h en France.