KOSTROMA Une ville interdite aux étrangers jusqu'en 1991
L'escale la plus
à l'Est de notre périple. Une arrivée matinale,
première vision :
la Gare
fluviale, un
bâtiment de bois bien délabré, construit sur une
barge qui s'avance sur le fleuve.
La peinture est d'un vert délavé et de plus elle est
toute écaillée, témoignage d'un manque
évident d'entretien ... comme d'ailleurs beaucoup d'autres
édifices dans cette ville de 300 000 habitants. Avec nos
critères de citoyens de pays riche, tout aurait besoin de
rénovation : le parc qui borde la Volga et puis les routes,
les bâtiments ... c'est ainsi dans la Russie profonde, les
moyens manquent !
Kostroma a été
fondée par le Prince Dolgorouki en 1152 en raison de la
position stratégique de la région ; il était
assez facile d'ici, de protéger le reste de la Russie contre
les assaillants venus de l'Est (Tatars et Mongols). Construite
à l'origine en bois, les habitations ont été
détruites par les incendies, quant aux édifices
actuels, ils datent du 19 e siècle.


Le lieu le plus
animé de la ville ce matin, c'est la Galerie Marchande, située juste en face de la
place centrale Soussaminskaïa.
Un immense marché où se pressent les Babouchkas, car
c'est bien connu, faire les courses est la principale occupation des
femmes russes. La vente au détail est la règle, il y a
derrière certains étalages plus de vendeuses que
d'acheteuses, à l'image de ces paysannes vendant là,
leur cueillette (champignons et airelles). Les bancs de viandes ne
proposent que peu de bon morceaux mais par contre, des monticules de
saucisses : les traditionnelles kolbassa.
En ce qui
concerne les étalages de concombres, choux et pommes de terre,
reconnaissons qu'ils sont copieusement achalandés.
L'intérêt d'une visite de Kostroma est
également au bord du fleuve, avec le
Monastère St
Hypati, le joyau
d'Architecture religieuse de la ville.
Des bulbes dorés étincelants sous un timide soleil et
une partie du monastère qui est cachée par des
échafaudages : tant pis pour les photos, tant mieux pour le
patrimoine.
Au centre du monastère est édifié la
Cathédrale de la Trinité (1652).
L'intérieur est richement décoré par des
fresques du XVIIe siècle et l'iconostase date du XVIIIe. On y
admire lors de la visite, St Hypati et la Vierge de Feodoravskaïa, icône en tissu brodé par
la mère du tsar Michel Romanov qui a vécu, ici,
quelques mois en 1613.
A admirer, aussi, une somptueuse porte recouverte de feuilles de
cuivre ; un procédé de décoration très
vite abandonné car les émanations émises lors du
travail du cuivre étaient très toxiques, voire
mortelles.
