PRESQU'ÎLE DE SAINT-NEZ: Comme un air de bout du monde ...
Le cap est
orienté vers l'Est. Au loin, on distingue maintenant la
côte orientale du Baïkal mais plus proche de nous c'est le
cap
St-Nez que nous venons de contourner
Des montagnes qui s'élèvent aux alentours de 2000
mètres, une taïga dense à perte de vue et toujours
le bleu de l'eau contrastant avec le vert de la forêt.
Le bateau s'avance en longeant un îlot rocheux à la
drôle de silhouette de tortue pendant que le soleil rasant de
cette fin d'après-midi illumine de ses rayons l'ensemble du
paysage, pas mal le panorama!
Cette partie du lac est sauvage et semble inhabitée, pas un village n'apparaît à l'horizon ... par contre, un point sombre sur l'eau aperçu au loin devient ... un bateau de pêcheurs à mesure que l'on s'en approche.
Comme sortis
de nulle part, ils sont deux pêcheurs, emmitouflés et
couverts de cirés, assis dans cette frêle
embarcation.
Une barque en bois d'un autre âge : à l'intérieur
on distingue des filets et un moteur rouillé à ciel
ouvert. Et puis il y a aussi deux rames, au cas ou ...
Un des hommes s'active et écope régulièrement,
sans doute pour évacuer l'eau d'une vague passée par
dessus bord. Car le lac est légèrement agité par
le vent, la houle faisant ballotter en tous sens cette barque
traditionnelle.
En les dépassant, nous leur adressons un salut de la main,
comme un encouragement ... car il en faut du courage pour aller
pêcher dans ce lieu isolé avec un tel bateau !
"Paka les gars !" (Salut)
La
présence de pêcheurs signifiait évidemment qu'il
y avait au moins un petit village dans les environs, nous
l'apercevons maintenant. Son nom ? Finalement je n'en sais rien, ce
dont je me souviens c'est que son aspect général
évoque un hameau du bout du monde : seulement quelques maisons
le long d'une plage sur laquelle sont alignés des bateaux.
Sur le petit quai de débarquement, des dizaines de caisses
sont empilées, l'eau ruisselle sur les planches, on vient de
faire le grand nettoyage. Trois jeunes femmes quittent le hangar,
c'est l'heure de la débauche pour ces employées de
l'usine où est conditionné le poisson. On l'a compris,
la pêche est la principale activité des villageois.
Dans l'unique rue on croise à la fois des enfants à
vélo, deux personnes qui reviennent de la petite
épicerie locale, des hommes qui discutent et vous regardent
d'un air surpris et aussi quelques moutons ...
Des tapis sèchent sur les palissades de bois (ce doit
être jour de lessive !). Quant aux isbas, elles sont
très colorées : en vert, bleu ou mauve ... des teintes
qui égayent une vie quotidienne sans doute monotone, car on
imagine qu'ici on ne vit pas dans le luxe ! Cependant, comme partout,
la distraction est souvent télévisuelle ... les
antennes sur les toits et une parabole en témoignent.
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La Baie de Chiverkouille ou le thermalisme
à la sibérienne : Ps : pas de photos de cet environnement superbe (pas des serpents !) mais du paysage ... c'était le soir et après le bain chaud, une averse orageuse nous a précipité sur le bateau ... le lendemain matin, Nicolaï a levé l'ancre vers 5h30, nous avions une longue journée de navigation. Dommage pour les photos, pourtant la baie était si jolie ... |