PHOQUE : Au menu du jour, pêche et dégustation

En  traîneau


Au matin du quatrième jour le soleil est toujours bien présent, quelle chance !
Parcourir ce "grand blanc" sous une telle luminosité est absolument fabuleux ; les chiens, eux aussi, semblent apprécier ces conditions météo très favorables : ils s'élancent avec empressement sur la banquise.
Au fil des minutes le fjord se fait plus large, les montagnes qui le bordent sont moins hautes et le relief des sommets devient plus émoussé,
l'embouchure approche et la banquise de mer aussi.

 

Unique au milieu de l'immensité blanche se dresse un iceberg piégé par la formation du pack hivernal : une nuance infinie de teintes bleutées magnifiées par les rayons du soleil.

C'est à cet endroit que Noah, l'Inuk qui nous précède en motoneige avec son chargement pour la logistique du raid, s'arrête brusquement. Harpon à la main, il sonde fièvreusement la glace à la recherche d'une cavité. Ici, là, un peu plus loin. Le voici maintenant sautant à pieds joints afin de creuser un trou. Le but ? Piéger un bébé phoque par surprise ... peine perdue ! Voilà notre ami plongeant la tête dans l'orifice, jusqu'à la taille ... mais le phoque s'est bien enfui par une galerie sous la glace !

A la recherche de bébés phoquespique-nique  glacé

 

Relève des filets

 

Nos Inuit seront plus chanceux en relevant leurs filets posés précedemment.
Mais d'abord il faut briser la couche de glace reformée par ces températures polaires, puis évacuer les glaçons à la pelle et enfin tirer les filets.
Premier et second trou, aucune prise.

Le butin et les sourires arrivent avec le filet du dernier trou, Jayko et Noah uniront leur force pour extraire un magnifique phoque marbré d'environ 45 kg, mort asphyxié et étranglé par les mailles du filet.


Un clic pour le grand format

Phoque marbré

 

 

 

 


Le dépeçage commence
Le dépeçage du phoque ... un clic !Chien repu et souillé ...

 

Un phoque frais pour le repas des chiens à l'étape. des hurlements pendant le dépeçage suivis d'une bataille entre bêtes féroces, chacun défendant avec rage son bout de gras et de viande. Ce n'est bien entendu pas le moment d'approcher les molosses, en quelques minutes le festin est terminé laissant des animaux repus ... souillés de sang du museau jusqu'aux pattes !

Nous avons droit nous aussi à notre ration de phoque, Noah s'évertuant à nous découper les meilleurs morceaux.
Un fumet évoquant le poisson se répand dans la cabane ; cuit simplement dans de l'eau les morceaux nagent maintenant dans une sauce brune. Une texture de viande et une saveur forte de gibier que l'on accompagne d'un bout de
banique, le pain local fabriqué avec de la farine et de la fécule de pommes de terre.

Finalement un plat agréable qui nous change des sempiternelles nouilles déshydratées des piques-niques de la mi-journée, car il vous est facile d'imaginer que l'eau tiède des thermos n'arrive jamais à réchauffer les pâtes qui restent désespérément "croustillantes "!

iceberg

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