CANAL VOLGO-BALTIQUE Le plus long du monde

Vagues ... comme un mascaret

En effet, il serait le plus long du monde, ce canal reliant la Volga à la Baltique avec ses 360 km .... selon les Russes ! Car tout de même, cette liaison fluviale comprend des cours d'eau naturels : la Sheksna au départ puis le Lac Blanc ensuite. D'accord ce lac a été aménagé pour la navigation en raison de sa faible profondeur.

Témoignage de ces transformations, les ruines en partie submergées de l'église de Pokrov que nous longeons en ce début de soirée.

Eglise submergée de Prokov

 

La navigation continue, le bateau vire légèrement et à bâbord une ondulation à la surface de l'eau se transforme rapidement en vagues, comme celles d'un mascaret. A près une course d'une à deux minutes, ces vagues viennent mourir sur la berge en agitant violemment les roseaux.
L'endroit paraît désert, mais à entendre le concert de cris d'oiseaux que provoque notre passage, aucun doute, ces marécages sont des lieux de nidification où prolifèrent les oiseaux.

 

Ainsi le paysage défile lentement sous nos yeux, la croisière étant rythmée par les escales, bien sûr, mais aussi par le passage des écluses.

Arrivée devant l'écluse n° 3Le bassin se videLes portes s'ouvrent

Feu vert : le départ  !Pas moins de 17 écluses sont réparties sur les 2000 kilomètres de notre parcours, dont 8 sur le canal Volgo-Baltique.
Le bateau s'avance doucement vers l'entrée de
l'écluse n° 3, le couloir est étroit, juste 50 cm nous séparent de la paroi cimentée. Une manoeuvre délicate, parfaitement maîtrisée par le Commandant. Ca y est le bateau est immobile et la descente commence ...
C'est à chaque fois un moment ou la plupart des passagers sortent sur le pont afin d'observer le phénomène de l'ascenseur fluvial. Et chacun de commenter et d'expliquer à son voisin le fonctionnement de l'écluse. N'est pas spécialiste qui veut ! Qu'importe si les explications techniques s'avèrent souvent erronées, tout le monde est impressionné par la vitesse de vidange du bassin.
Environ quinze minutes plus tard et 14 mètres plus bas, l'écluse est vidée, l'eau ruisselle le long des parois et en tombant le gouttes font un bruit métallique qui résonne, comme dans une grotte !
Les mouette qui tournent au dessus de nos têtes connaissent bien le résultat du brassage rapide d'un tel volume d'eau : des poissons groggy devenant des proies faciles. Tiens, en voilà une sur la murette perchée tenant dans son bec ... un poisson !
Devant le bateau, les lourdes portes métalliques s'ouvrent peu à peu, le feu passe au vert et nous voilà partis pour de nouvelles découvertes.

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