ÎLE D'OGOJ : Stupa et Bouddhisme

La côte sud d'Olkhon

 

C'est en navigant dans "la petite mer" que débute notre périple. Une étendue d'eau qui est située entre l'île d'Olkhon et le continent, si les habitants l'appellent ainsi c'est en comparaison avec l'immensité du lac Baïkal et ses plus de 600 km de long. Ici, les berges sont toujours en vue, seulement une dizaine de kilomètres séparent les côtes de l'île de celles du bord du lac, alors comme "petite mer", c'est en fait la partie du Baïkal qui ressemble le plus à un lac !

En longeant la côte sud d'Olkhon, je ne quitte pas des yeux les falaises qui défilent devant nous. Attiré sans doute par l'éclat des lichens orangés qui tapissent les rochers, une jolie teinte qui complète à merveille le décor : eaux bleues sous le soleil, landes et montagnes en arrière plan. Aucune d'habitation n'est visible dans cette partie de l'île qui est la plus grande du lac. Elle s'étend sur 70 km et ne compte qu'environ 1500 habitants, essentiellement des pêcheurs.

 

 

L'île d'Ogoj et son stupa

Loin devant le bateau apparaît maintenant une petite île, à son sommet on distingue une construction blanche ... une balise ou un phare ?
Pas du tout, il s'agit d'un édifice sacré. A l'origine cette
île d'Ogoj avait été choisie pas les chamans locaux, son point culminant représentait un endroit idéal pour communiquer avec l'au-delà ... Un lieu entre Chamanisme et Bouddhisme avec l'édification, ici d'un stupa. En approchant du site, un sentier sinueux à travers l'île se dessine progressivement, comme une invitation à approfondir la découverte.
Le temps d'accoster et nous voilà en train d'arpenter le chemin. Son parcours est jalonné de drapeaux colorés, les traditionnels
drapeaux de prière. Sur les pierres sont laissées par les visiteurs des offrandes : billets, pièces, cigarettes, briquets .... il y même une canette métallique, bon là il ne doit pas s'agir d'une offrande !

Cette minuscule île n'est pas habitée mais nous croisons quelques visiteurs bouriates venues ici vénérer les esprits. Quelques mots incompréhensibles nous obligent à communiquer par gestes et sourires. Ils tiennent à nous expliquer quelques règles de visite du lieu : ne surtout pas emprunter ce chemin pour monter vers le stupa, il y a un sens à respecter en prenant la trace à gauche, ce chemin étant réservé à la descente. Et puis ne pas oublier de faire trois fois le tour de chaque lieu où sont placés offrandes et drapeaux.
Un rituel que nous nous efforcerons de respecter ... c'est paraît-il le meilleur moyen d'être protégé par les esprits !

 

Drapeaux de prièreLe StupaOffrandes

 

Retour au bateau

 

Sur l'île seuls quelques arbres isolés dominent une maigre végétation composée d'herbes sèchent mais aussi de thym sauvage qui embaume l'atmosphère.
De belles notes de couleurs ajoutent des nuances au tableau, ça et là poussent de jolies fleurs orangées ... rappelant la teinte des lichens sur les rochers.

 

 

 

retour sommaire

Le Rocher au Chaman