RESERVE DE LA LENA : La nature ... rien que la nature !

Cap au nord. Le lac Baïkal prend ici prend des airs de mer, devant nous l'étendue d'eau est immense alors que nous longeons une côte sauvage bordée d'une taïga touffue.
Au loin des lignes sinueuses serpentent dans les montagnes, cela nous intrigue. Une cascade ? De la neige ? En nous approchant peu à peu on distingue mieux ces traits blancs qui sont bien des névés comme les quelques tâches blanches étincelantes au sommet des montagnes. Une Sibérie sans traces de glace ne serait pas la Sibérie !
Le bateau n'est plus qu'à quelques encablures de la côte qui par endroit paraît effondrée presque sculptée par l'érosion, très agressive sous ces climats.

C'est au Cap Pokoïniki que nous débarquons. Une longue grève de galets nous sert de mouillage et d'accès à la Réserve du Baïkal et de la Lena, une escale très nature.
Les paysages y sont grandioses et superbes, la Nature à l'état pur !

Le mouillage à même la grève L'effet de l'érosion

 

Le lieu est isolé et n'est en fait accessible que par bateau. Afin de protéger cette réserve naturelle, l'accès est réglementé, soumis à autorisation. D'ailleurs un garde en treillis se dirige vers nous ... mais nous étions attendus.
Il s'appelle Sergeï, avec deux autres collègues, il veille sur ce site immense, la protection de l'environnement et le respect des règlements de la part des visiteurs constituant l'essentiel de sa fonction. Amoureux de cette nature, il vit ici dans cette petite cabane 8 mois par an, mais pendant la période estivale sa femme l'accompagne, le temps doit paraître moins long.
Sergeï sera aussi notre guide lors d'une randonnée découverte dans la taïga au flanc de la montagne ...

Sergeï, un des gardes forestiersLa cabane des gardes forestiers

 

 

 

 

 

 

 

Un oléoduc à 800 mètres du Baïkal ?
Les habitants et les écologistes de la région ont vu rouge au printemps 2006 : de zélés technocrates moscovites avaient eu l'idée de faire passer un pipe-line géant près du lac ... Avaient-ils imaginé les conséquences en cas de rupture lors de secousses telluriques et le désastre écologique qui s'en suivrait ?
Du pétrole polluant le lac le plus profond de la planète, l'horreur !
Devant la contestation et les manifestations de rue à Irkoutsk le Président Poutine a du trancher lui-même : l'oléoduc passera plus au Nord ... ainsi les eaux du lac resteront pures et les pêcheurs pourront continuer leur métier sans crainte.

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A travers la taïga